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Migros - M comme Meilleur.

Un univers croustillant

Depuis cinquante ans, les crackers aux céréales Blévita sont un best-seller. Chaque année, Midor en produit plus d’un demi-milliard. Visite d’une entreprise où la production ne s’arrête jamais.

Texte Monica Müller
Photos Cyrill Krähenbühl
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Non, la «ligne 18» n’est pas une nouvelle ligne de tram. C’est le nom de la dernière machine de ­production de Midor, entreprise
de la M-Industrie. L’installation complète, qui fonctionne 24 heures sur 24, fait pas moins de 100 mètres de long. Quant au four, il mesure à lui seul 50 mètres.

La «ligne 18» a été inaugurée au printemps, juste au moment des 50 ans de Blévita. Sa construction a nécessité un an de travail.

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Un rouleau ­découpe la bande de pâte en rectangles réguliers

Face au succès croissant rencontré par les crackers, la première ­machine, la «ligne 15», ne pouvait plus tenir la cadence. Ensemble, les deux installations parviennent à ­répondre à l’importante demande. Elles produisent 2000 sachets par heure, soit 100 000 en 24 h. En cinq jours, ce ne sont pas moins d’un ­demi-million de paquets qui sortent de l’usine. Pour se faire une idée de ce à quoi ce chiffre correspond: si l’on alignait tous les Blévita produits au cours d’une année, on pourrait faire le tour de la Terre. Un tour du monde délicieusement croquant.

Les chiffres impressionnent. Pourtant, les ambitions initiales étaient bien modestes. L’idée était simplement de créer un produit
qui se conserve facilement à partir des ingrédients de base du pain. Les premières recettes ont été ­développées en octobre 1969. Elles se ­composaient alors de cinq farines ­différentes (blé, seigle, avoine, orge et épeautre), d’où le nom de Blévita 5 céréales, encore utilisé aujourd’hui.

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1500 Blévita défilent chaque minute sur le tapis roulant.

Les Blévita Gruyère restent n° 1

Depuis, la gamme n’a eu de cesse de s’élargir: la variété au sésame a fait son apparition en 1981 et les clients ont découvert celle aux graines de lin en 1994. Aujourd’hui, l’assortiment compte trente-neuf recettes. Les trois plus appréciées sont celles au gruyère, au thym et au sel marin et au sésame. Outre les différents goûts, de nouveaux produits, notamment les versions sandwichs et les biscuits, ont également vu le jour.

Edi Huber, alias «Mister Blévita», a consacré plus de trente ans de sa vie à l’élaboration de nouvelles recettes de crackers. Et ce n’est pas une mince affaire. Il faut généralement compter quarante à cinquante ­essais avant d’aboutir à un résultat probant. Le produit doit ensuite convaincre les spécialistes avant de se retrouver dans les rayons.

Parfois, Edi Huber et son équipe sont confrontés à des défis logistiques. Comme lors de l’élaboration de la version au riz au lait et à la cannelle où il a fallu ­incorporer 100 kg de riz au lait frais à la pâte. Un travail de titan!

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  1. Le pétrisseur ­travaille 400 kg de pâte à la fois. L’eau et la farine sont ­incorporées via un système de tuyaux.
  2. Le point de départ de la «ligne 18» marque le début du processus de fabrication des crackers.
  3. La pâte est abaissée puis laminée à plusieurs reprises jusqu’à l’obtention de l’épaisseur ­voulue
  4. Un rouleau ­découpe la bande de pâte en rectangles réguliers.
  5. Les Blévita cuisent six minutes au four dans cinq plages de température différentes.
  6. Phase de refroidissement: 1500 Blévita défilent chaque minute sur le tapis roulant.
  7. Les biscuits sont disposés sur des plaques avant d’être regroupés par quatre.
  8. Quelques ­instants suffisent aux machines pour ­emballer une portion de deux piles de quatre Blévita.
  9. Les biscuits prêts à être livrés sont stockés dans des caisses.

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