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Des ruches à la Migros

La cheffe des abeilles

Mirjam Lendenmann est cuisinière pour le restaurant du personnel de la Fédération des coopératives Migros à Zurich. Également apicultrice, elle a installé des ruches sur une terrasse de son lieu de travail.

Texte Claudia Schmidt
Photos Cyrill Krähenbühl
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Le matin, dès que le soleil réchauffe la terre de ses rayons et que les fleurs ouvrent leur corolle, les près de 550 000 abeilles des onze ruches de la Limmatplatz à Zurich s’en vont récolter le nectar. Ces abeilles sont élevées par Mirjam Lendenmann. Elle est cheffe de cuisine au restaurant du personnel de la Fédération des coopératives Migros, mais aussi apicultrice.

À 33 ans, elle pratique cette activité comme loisir. Son compagnon en revanche est apiculteur professionnel et titulaire du brevet fédéral. Avec leur petite entreprise «beehappy», ils louent des colonies d’abeilles en Argovie.

Un élevage proche de la nature

Pour Mirjam Lendenmann, l’apiculture en milieu urbain présente plusieurs avantages: «La biodiversité est plus importante en ville. Les abeilles trouvent davantage de nourriture du printemps à la fin de l’été», explique l’apicultrice. En ville, il n’y a quasiment pas d’interruptions dans la succession des floraisons et les abeilles trouvent en permanence de quoi manger, ce qui n’est pas le cas à la campagne. On y trouve aussi très peu de pesticides.

Pour Mirjam Lendenmann, la récolte est secondaire. «Si possible, nous laissons aux abeilles dix kilos de miel par colonie. La dernière récolte a lieu à la mi-juillet, puis nous leur laissons leur miel et nous les nourrissons seulement si besoin», ajoute-t-elle. Durant cette période, les abeilles se dirigeront naturellement vers les plantes qui sont bonnes pour elles et leur apportent l’énergie supplémentaire dont elles ont besoin. Ainsi, en hiver, l’apicultrice n’a qu’à ajouter à leur nourriture un peu d’eau sucrée.

Dans les ruches, la cire suit également un cycle précis: «Les parois centrales qui servent aux abeilles à construire leurs nids sont fabriquées à partir de la cire des vieux rayons à couvain. Ceux-ci sont simplement fondus pour faire de nouveaux rayons. Ces derniers sont renouvelés une fois par an.

La technologie plutôt que le poison

Comme presque toutes les colonies d’abeilles en Europe, les abeilles du restaurant du personnel ne sont pas épargnées par le varroa, un acarien parasite. Contrairement à de nombreux apiculteurs, Mirjam Lendenmann ne souhaite pas utiliser d’acide formique: «Nous préférons recourir à des mesures biotechnologiques, car l’acide formique qui s’attaque au parasite tue aussi d’autres animaux.» Les acariens restants sont éliminés au moyen de rayons-pièges. Au printemps, elle prélève le couvain et le fait éclore dans un «nouveau bâtiment». Nous avons des reines qui ont déjà quatre ans. Avec les traitements chimiques, elles n’atteignent pas cet âge-là. Cela nous conforte dans notre approche», dit-elle fièrement.

Son amour des abeilles et du miel a une grande influence sur sa cuisine. «Je viens du monde de la pâtisserie. Ce que je préfère, c’est associer le miel avec des ingrédients acidulés. Cela rend le côté sucré plus intéressant. Chez moi, je cuisine beaucoup avec du miel», raconte Mirjam Lendenmann. Sa recette préférée: la nougatine aux pignons de pin ou une glace au yogourt et au miel. De quoi rendre fières ses abeilles.

Comment devenir apiculteur?

En théorie, les apiculteurs amateurs n’ont pas besoin de formation officielle. Toutefois, leurs ruches doivent faire l’objet d’un enregistrement. L’association d’apiculteurs Bienen Schweiz propose une formation de base de dix-huit demi-journées aux personnes qui souhaitent se lancer. Cette formation se déroule sur deux ans et couvre tous les aspects de l’élevage des abeilles.

Une formation sur 3 ans, sanctionnée par le brevet fédéral d'apiculteur/trice, permet d’en savoir encore plus sur les abeilles.

Il y a beaucoup de choses à prendre en compte lorsque l’on élève des abeilles. Cela est enseigné lors des formations.

Plus d’informations sur abeilles.ch

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