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Concert Honneur à Mahler et Mendelssohn

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Iván Fischer a fondé l’Orchestre du Festival de Budapest en 1983.

L’Orchestre du Festival de Budapest, dirigé par Ivàn Fischer, retrouvera le public genevois pour un programme symphonique jeudi 9 mars au Victoria Hall.

Texte: Michelle Bulloch
Photo: Marco Borggreve

Les mélomanes genevois se souviennent peut-être du concert donné par l’Orchestre du Festival de Budapest lors de son passage à Genève en octobre 2013: «C’était l’une des plus belles tournées dans l’histoire des concerts Migros-Pour-cent-culturel-Classics» se remémore Mischa Damev. Le directeur artistique de la série n’a donc pas hésité à réengager cet ensemble qui figure dans le «Top 10» des meilleurs orchestres symphoniques au monde.

Il a été fondé en 1983 par le chef d’orchestre Iván Fischer et le regretté pianiste Zoltán Kocsis.

Contrastes symphoniques

Pour sa tournée helvétique, l’orchestre hongrois viendra accompagné de deux solistes, l’alto allemande Gerhild Romberger et le ténor américain Robert Dean Smith. Ces deux voix sont requises pour Le Chant de la terre, «l’une des plus belles choses jamais composées par Gustav Mahler», assure Mischa Damev. Cette œuvre d’envergure écrite en 1908 tient de la symphonie et pourtant Mahler s’est refusé à la désigner comme telle. Superstitieux, il craignait le seuil d’une «Neuvième Symphonie» que tant d’autres compositeurs – comme Beethoven, Schubert et Bruckner – n’avaient pas réussi à dépasser! Ce cycle symphonique de mélodies est bâti sur d’anciens poèmes chinois traduits en allemands qui évoquent la terre, la nature et la solitude de l’homme. Le compositeur a lui-même enrichi de sa plume le texte du dernier mouvement, qui signe dans un frémissement orchestral l’adieu au monde des mortels.

Tout autre sera l’ambiance en ouverture de ce concert du 9 mars dirigé par Iván Fischer. La Quatrième Symphonie de Mendelssohn porte l’empreinte de l’Italie où le compositeur s’est rendu en 1831. «Ma symphonie italienne avance à grands pas: ce sera le morceau le plus gai que j’aie fait, notamment le Finale» promettait le compositeur dans une lettre envoyée de Rome à sa sœur Fanny. De retour chez lui, Mendelssohn a encore accordé à l’œuvre deux ans de maturation, avant de créer lui-même à Londres (avec la Société Philharmonique) cette symphonie inspirée par «les ruines, les paysages et la gaieté de la nature italienne».

Victoria Hall – jeudi 9 mars à 20 h. Organisation et billetterie: Service culturel Migros Genève. Billets aussi en vente à Stand Info Balexert, à Migros Nyon-La Combe et sur www.culturel-migros-geneve.ch.

 

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