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Migros - M comme Meilleur.

Paysage urbain Les trois mots d’ordre sont la qualité, l’accessibilité et la mixité.

Comment la présence de Migros Genève se dessinera-t-elle au cœur du PAV (périmètre Praille-Acacias-Vernets), projet phare de l’aménagement genevois du territoire? Questions à Antonio Hodgers, Conseiller d’Etat.

Texte: Rosane Paule

Voué à devenir un nouveau quartier de centre-ville alliant logements, espaces publics et activités, le projet PAV a été lancé en 2011 (avec la loi 10788 de modification des limites de zones). Il est appelé à modifier profondément les aménagements existants. Migros Genève, qui va ouvrir dans quelque mois une nouvelle Ecole-club ainsi qu’un MExpress dans le périmètre du PAV, à Pont Rouge, est  également présente sur le site avec son MParc La Praille et sa centrale de distribution. A ce titre, elle est engagée depuis plusieurs années dans des discussions fructueuses avec les Autorités cantonales, les urbanistes, architectes, experts en génie civil et en mobilité. Aux côtés de l’Etat, elle recherche des solutions constructives pour redessiner sa présence dans le quartier.

Sur l’emplacement actuellement occupé par le MParc, les auteurs du projet PAV ont prévu d’aménager une grande zone de verdure. Migros Genève y est favorable mais, pour permettre cette réalisation, elle sera amenée à se déplacer dans un périmètre voisin et en profitera pour donner corps à une nouvelle centrale logistique plus compacte et performante, toujours proche des réseaux ferroviaire (un tiers des marchandises lui sont livrées par le rail) et autoroutier. Dans une deuxième étape, Migros Genève repositionnera aussi son MParc. Avec la nouvelle Ecole-club à deux pas, Migros Genève offrira ainsi dans le quartier un mix particulièrement attractif d’emplois et de commerces en plus d’une offre de formation et de loisirs.

Antonio Hodgers, quand pensez-vous que les aménagements prévus dans le secteur Praille pourront se concrétiser?

Le premier chantier, celui du quartier des Vernets, démarrera à l’horizon 2020. Les premières opérations dans le secteur de l’Etoile et de La Praille Ouest débuteront en 2022. Ce nouveau bout de ville ne cessera de se transformer sur 40 ans. Il y en aura donc pour toutes les générations. Dans les faits, ça bouge déjà en bordure du PAV dans le quartier Pont Rouge. La nouvelle gare a été inaugurée et les trains passeront au quart d’heure dès le mois de juin. De chaque côté de la gare, le quartier d’affaires et celui de logements poussent à une vitesse incroyable.

Quels acteurs vous restent-ils à convaincre?

Tout le monde se projette dans le PAV. C’est clairement le futur bout de ville dans lequel chacun trouvera sa place tant il sera diversifié dans ses ambiances, ses fonctions et son tissu social. Dans ce sens, ce sera vraiment le projet des Genevois. C’est eux qu’il faut d’abord convaincre. Dans ce sens la loi PAV qui est soumise à votation le 10 juin prévoit 1'900 logements supplémentaires dans le secteur. Un grand pas en avant pour résoudre la pénurie actuelle. Il faudra également travailler en étroit partenariat avec les entreprises présentes dans le PAV pour continuer à transformer cette vaste zone industrielle.

Est-ce que la votation du 10 juin sur le PAV changera la donne pour le projet d’une zone de verdure à l’emplacement de l’actuel MParc?

Le futur parc n’est pas directement concerné par cette votation, si ce n’est qu’un refus ralentirait grandement le processus. Mais votre question permet de rappeler que le PAV n’est pas qu’une question de logements. C’est un nouveau centre-ville, avec de nombreuses facettes, dont l’espace vert et public est une part importante. Parcs, places, remise à ciel ouvert de cours d’eau, la nature en ville est aujourd’hui une évidence et le PAV la mettra à l’honneur.

Comment le dossier avancera-t-il si les citoyens approuvent la nouvelle loi?

Le PAV pourra se développer sereinement. Avec 32% de PPE (contre seulement 14% avec la loi actuelle) et 68% de locatifs, les plans financiers seront équilibrés, la mixité sociale assurée et la spéculation immobilière écartée, sans tuer néanmoins l’esprit entrepreneurial du privé, nécessaire à tout développement urbain.

Que se passera-t-il si la loi est refusée?

Le PAV se ferait néanmoins sur la base de la loi actuelle mais il serait de moins bonne facture et serait retardé. Le quartier comporterait une part élevée de logements sociaux et quasiment pas de PPE. Son offre en bureaux serait surdimensionnée. Enfin, se priver de 1'900 logements en période de pénurie serait fort dommage.

Quelles sont les trois qualités principales dont le projet PAV doit faire preuve?

Les trois mots d’ordre sont qualité, accessibilité et mixité. J’entends par là que le PAV devra être urbanistiquement harmonieux et ambitieux, qu’il offrira des ambiances architecturales diverses. Ses surfaces de logements, de bureaux et ses arcades commerciales devront  être accessibles au plus grand nombre, y compris aux acteurs économiques locaux. Cette large accessibilité protège le PAV d’une gentrification et d’une prise en otage par certains milieux.

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