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Migros - M comme Meilleur.

Développement durable Toitures végétalisées

Dans le cadre d’une collaboration avec la haute école du paysage, de l’ingénierie et d’architecture de Genève (hepia), Migros Genève a prêté «intellectuellement» ses toitures comme sujets d’examens.

Il s’agissait, pour les étudiants agronomes, d’imaginer une végétalisation des toits de la centrale de distribution de Migros à Carouge ainsi que ceux du centre commercial de Porte de Nyon (déjà végétalisés) et du MParc La Praille.

Après avoir fait des repérages desdites toitures et de leur situation dans tel ou tel environnement, les vingt étudiants ont planché en groupes sur diverses thématiques.

Préservation de la biodiversité, plantations horticoles ou ensemencements spontanés, récupération des eaux de pluie, esthétisme du bâtiment, abris pour la faune, avec implantation de ruches ou d’hôtels à insectes, voire production maraîchère, tous les sujets étaient ouverts.

Il fallait toutefois respecter des contraintes, telles que le poids en toiture que peut supporter le bâtiment, privilégier, pour le substrat et les aménagements, des matériaux disponibles dans la région, envisager un système de drainage, imaginer des cheminements pour l’entretien technique des panneaux solaires ou autres installations présentes sur les toits, évaluer l’entretien nécessaire ou pas...

Mercredi 8 juin, au Centre horticole de Lullier, sept projets ont été présentés, au titre d’examen oral de fin de cours portant sur les toitures végétalisées. Du projet le plus sage, quasiment sans entretien, au plus fou, avec deux jardiniers à demeure, les aménagements imaginés par les agronomes en herbe ont été examinés avec intérêt par Ewa Renaud, ajointe scientifique à l’hepia, et Nadine Bechara, architecte à Migros Genève.

Plus-values végétales

En cas de fortes chaleurs, la végétalisation du toit d’un bâtiment peut jouer un rôle d’isolant et réduire la température interne de quelques degrés.

Sur un toit, la performance des panneaux solaires peut être améliorée de ~5% grâce à une végétalisation bien pensée.

Pour constituer un bon substrat où s’enracineront les végétaux, les étudiants ont pensé non seulement à l’argile expansée, à la pouzzolane, à la brique pilée, aux tuiles concassées ou au sable de rivière mais aussi au compost, à la fibre de bois, à la laine de mouton, au glume de blé ou encore au biochar – du compost pyrolysé, brûlé sans oxygène. Un groupe a même imaginé un substrat en caissettes pour aménager un toit en pente.

Quant à la végétalisation, il est utile de l’envisager de façon à ce qu’elle soit agréable à l’œil durant plusieurs mois. C’est le défi relevé par les étudiants, qui ont imaginé, outre diverses compositions de plantes de la région, des jardins d’herbes aromatiques et même des petits fruits et des légumes. Certains ont aussi fait déborder leurs plantations sur les façades, les habillant de glycines, clématites et vignes rouges. Une véritable éclosion d’idées.

Idées à partager sur www.genevecultive.ch

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