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votation cantonale «Ensemble, soutenons le commerce genevois et défendons l’emploi»

Votation cantonale

Dans un contexte économique difficile pour le commerce genevois, la population est invitée à se prononcer, d’ici dimanche 27 novembre, sur le principe de trois ouvertures dominicales annuelles et d’une autre le 31 décembre.

Interview: Alexis Delisle

Philippe Echenard, directeur de Migros Genève, explique pourquoi il est important de refuser l’initiative 155 et de soutenir le contre-projet.

Philippe Echenard, pourquoi cette votation est importante?

Elle doit permettre aux commerçants genevois qui le souhaitent de s’adapter à l’évolution des attentes de leurs clients.

Les employés concernés ne risquent-ils pas de subir une détérioration de leurs conditions de travail?

Absolument pas. D’abord, les compensations que le contre-projet introduit garantissent des conditions loyales pour les employés, au nombre desquelles le consentement des travailleurs, un supplément de salaire de 100% ou un jour de congé compensatoire pour le dimanche travaillé. Ensuite, c’est une opportunité pour de nombreux travailleurs, notamment les étudiants, de bénéficer d’une source de revenu additionnelle appréciable. Ne pas leur donner d’accès au travail temporaire le dimanche revient à nier le souhait de ces personnes.

Visez-vous en particulier le tourisme d’achat transfrontalier?

La force du franc et les amplitudes horaires en France contribuent à la pression sur la marche des affaires à Genève, et donc sur l’emploi. L’ancien ministre socialiste français Emmanuel Macron a notamment promulgué une loi autorisant l’ouverture des commerces douze dimanches par an. Et cela sans rupture dans les discussions avec les partenaires sociaux. Il nous paraît donc juste et équitable de bénéficier aussi à Genève d’une certaine liberté de commerce trois dimanches par an ainsi que le 31 décembre, jour férié à Genève.

Vous vous opposez à l’initiative «Touche pas à mes dimanches» et soutenez le contre-projet modifiant la loi sur les heures d’ouverture des magasins (LHOM)?

Effectivement. L’initiative 155 tend à figer un secteur qui doit lutter à armes inégales avec la concurrence française. Cette initiative constitue une entrave supplémentaire à l’activité du commerce genevois qui baisse année après année. Il faut donc la refuser. Le contre-projet au contraire permet de développer le potentiel de vente pour les commerces qui le souhaitent et d’assurer la protection des salariés. Il faut l’accepter. Ensemble, soutenons le commerce genevois et défendons l’emploi!

Si le contre-projet était accepté, Genève serait-elle pionnière en Suisse en matière d’ouverture dominicale quatre fois l’an?

Non. Genève ne ferait que s’adapter. La loi fédérale sur le travail autorise déjà l’ouverture des commerces quatre dimanches par an, chaque canton ayant toute latitude d’en profiter. C’est cet enjeu qui est soumis à votation. En votant pour le contre-projet, on offre au commerce genevois une bouffée d’oxygène sans contraindre quiconque. 

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